Photobiomodulation (PBM) – ATP38 à Grône

La photobiomodulation, ou PBM, est une technique non invasive utilisant certaines longueurs d’onde de lumière visible et proche infrarouge afin de moduler différents processus biologiques au niveau cellulaire et tissulaire.

Le Centre Prévention & Santé de Grône dispose d’un appareil ATP38, système de photobiomodulation utilisant plusieurs longueurs d’onde et des protocoles adaptés aux différentes indications.

Contrairement aux lasers chirurgicaux, la photobiomodulation n’agit pas par échauffement ou destruction des tissus. Elle utilise une lumière de faible énergie destinée à provoquer une réponse biologique des cellules exposées.

Comment agit la photobiomodulation ?

Certaines longueurs d’onde peuvent être absorbées par des molécules présentes dans les cellules, notamment au niveau mitochondrial.

Cette interaction lumineuse peut modifier différents mécanismes impliqués dans :

 le métabolisme énergétique cellulaire ;
 la modulation de l’inflammation ;
 la perception de la douleur ;
 l’activité des fibroblastes et la synthèse de collagène ;
 la microcirculation et certains processus de réparation tissulaire.

La réponse dépend cependant fortement de la longueur d’onde utilisée, de la dose délivrée, de la profondeur du tissu, du rythme des séances et surtout de l’indication.

La photobiomodulation n’est donc pas une stimulation générale de l’organisme, mais une technique dont les paramètres doivent être adaptés à l’effet recherché.

Une utilisation ciblée au Centre

Après plusieurs années d’utilisation, nous considérons la photobiomodulation non comme une réponse universelle, mais comme un outil complémentaire dont l’intérêt dépend avant tout de la bonne indication, du protocole utilisé et de la situation clinique.

Au Centre, son intérêt peut notamment être envisagé dans certains domaines.

Soins de support en oncologie

L’un des domaines dans lesquels la photobiomodulation a fait l’objet d’un développement clinique particulièrement intéressant concerne certains effets secondaires des traitements anticancéreux.

Elle est notamment utilisée dans différents centres spécialisés pour accompagner certaines :

 mucites et atteintes des muqueuses liées à la chimiothérapie ou à la radiothérapie ;
 réactions cutanées et épithélites liées à la radiothérapie ;
 difficultés de réparation ou de cicatrisation après irradiation.

L’ATP38 dispose de protocoles spécifiquement développés dans ce domaine.

La photobiomodulation a notamment été intégrée à des programmes structurés de soins de support en radiothérapie, avec des protocoles préventifs ou curatifs adaptés à la situation clinique.

Au Centre de Grône, ce type de prise en charge ne peut naturellement être envisagé qu’en complément du traitement oncologique et en coordination avec les médecins et équipes spécialisées qui suivent le patient.

Cicatrisation et réparation tissulaire

La photobiomodulation peut également être utilisée comme traitement complémentaire dans certaines situations où la réparation tissulaire est difficile ou ralentie.

Son action sur les fibroblastes, la formation de collagène, la microcirculation et certains mécanismes inflammatoires explique l’intérêt qui lui est porté dans différentes situations de cicatrisation.

Elle peut notamment être envisagée, selon l’indication, dans certaines :

 plaies ou cicatrisations difficiles ;
 suites opératoires ;
 lésions cutanées ;
 situations post-traumatiques.

Elle ne remplace bien entendu ni les soins de plaie, ni la recherche et le traitement de la cause d’un retard de cicatrisation.

Douleurs et troubles musculosquelettiques

La photobiomodulation est également étudiée et utilisée dans certaines douleurs musculosquelettiques.

Selon la situation, elle peut être proposée comme traitement complémentaire dans certaines :

 tendinopathies ;
 douleurs musculaires ou péri-articulaires ;
 réactions inflammatoires localisées ;
 suites de traumatismes ;
 situations de récupération fonctionnelle.

Elle peut être utilisée seule ou associée à d’autres prises en charge du Centre, notamment la physiothérapie ou la mésothérapie lorsque cela est pertinent.

Sport et récupération

La photobiomodulation a également fait l’objet de travaux portant sur la récupération musculaire après un effort intense.

Certaines études montrent des effets intéressants sur différents paramètres de fatigue, de dommages musculaires ou de récupération.

Les résultats dépendent cependant beaucoup des paramètres utilisés et du moment de l’application.

Nous ne considérons donc pas la photobiomodulation comme un moyen systématique d’améliorer les performances sportives, mais comme une possibilité complémentaire dans certaines situations de récupération ou de surcharge musculaire.

Comment se déroule une séance ?

L’ATP38 comporte plusieurs panneaux lumineux permettant de traiter une zone relativement étendue sans contact invasif.

Le choix du protocole détermine notamment les longueurs d’onde utilisées, la dose lumineuse, le mode d’émission, la durée du traitement et le rythme des séances. Ces paramètres sont adaptés à l’indication et à l’objectif recherché.

Une séance est indolore et ne nécessite généralement aucune préparation particulière.
Le nombre et le rythme des séances dépendent de la situation clinique et de l’évolution observée.

Une technique complémentaire, pas une solution universelle

La photobiomodulation a parfois été présentée comme susceptible d’intervenir dans un très grand nombre de situations.

Notre expérience nous conduit au contraire à privilégier une utilisation plus sélective.

Son intérêt nous paraît maximal lorsqu’une indication précise peut être identifiée et qu’un objectif clinique clair peut être défini avant le traitement.

Elle s’intègre alors comme un outil supplémentaire au sein d’une prise en charge médicale ou thérapeutique plus large, et non comme une alternative au diagnostic ou aux traitements nécessaires.

Au Centre Prévention & Santé de Grône, l’utilisation de la photobiomodulation est ainsi décidée au cas par cas en fonction de la situation et de l’intérêt attendu pour le patient.

Articles de cette rubrique

  • Photobiomodulation (PBM) : modes d’action

    , par Laurent Jacob

    La photobiomodulation (PBM) utilise de faibles doses de lumière visible ou proche infrarouge afin de provoquer une réponse biologique dans les tissus exposés.
    Contrairement aux lasers chirurgicaux, son action n’est pas fondée sur l’échauffement ou la destruction des tissus.
    De la lumière à (…)