La photobiomodulation (PBM) utilise de faibles doses de lumière visible ou proche infrarouge afin de provoquer une réponse biologique dans les tissus exposés.
Contrairement aux lasers chirurgicaux, son action n’est pas fondée sur l’échauffement ou la destruction des tissus.
De la lumière à la cellule
Lorsque certaines longueurs d’onde atteignent les tissus, une partie de l’énergie lumineuse est absorbée par des molécules sensibles à la lumière présentes dans les cellules.
Les mitochondries — structures impliquées notamment dans la production d’énergie cellulaire — font partie des principaux sites étudiés.
La photobiomodulation peut ainsi modifier différents mécanismes cellulaires et voies de signalisation impliqués notamment dans :
– le métabolisme énergétique cellulaire ;
– la modulation de certains phénomènes inflammatoires ;
– la perception de la douleur ;
– l’activité des fibroblastes et la production de collagène ;
– certains processus de réparation tissulaire et de microcirculation.
Il ne s’agit toutefois pas simplement de « donner plus d’énergie » aux cellules : la réponse biologique dépend des caractéristiques de la lumière et de l’état du tissu exposé.
Pourquoi plusieurs longueurs d’onde ?
Toutes les longueurs d’onde ne se comportent pas de la même manière dans les tissus.
Le dispositif ATP38 utilisé au Centre dispose de plusieurs longueurs d’onde, du visible au proche infrarouge, qui peuvent être utilisées seules ou associées selon les protocoles.
La profondeur atteinte et surtout les effets biologiques recherchés dépendent notamment :
– de la longueur d’onde ;
– de la dose lumineuse délivrée ;
– de la puissance ;
– du mode continu ou pulsé ;
– de la durée d’exposition ;
– de la surface et du tissu traités.
La dose est essentielle
En photobiomodulation, davantage de lumière ne signifie pas nécessairement davantage d’effet.
Il existe des fenêtres de dosage : une dose trop faible peut être insuffisante tandis qu’une dose inadaptée peut ne pas produire l’effet recherché.
C’est pourquoi les protocoles doivent être adaptés à l’indication et à l’objectif du traitement.
Un même appareil, des protocoles très différents
Les paramètres utilisés pour une douleur musculosquelettique, une cicatrisation difficile ou une atteinte liée à un traitement oncologique ne sont pas nécessairement les mêmes.
L’ATP38 dispose de protocoles programmés permettant d’adapter les longueurs d’onde, les doses et le déroulement des séances aux différentes situations.
Le nombre de séances ne peut donc pas être fixé de manière générale. Il dépend de l’indication, du protocole utilisé et de l’évolution clinique.
Ce que nous retenons après plusieurs années d’utilisation
La photobiomodulation possède des mécanismes biologiques aujourd’hui largement étudiés, mais son efficacité clinique n’est pas identique dans toutes les situations où elle a pu être proposée.
Au Centre Prévention & Santé de Grône, nous privilégions donc une utilisation ciblée : la bonne indication, avec le bon protocole et un objectif clinique clairement identifié.
Pour connaître les principaux domaines dans lesquels nous pouvons aujourd’hui proposer cette technique, consultez notre page consacrée à la [photobiomodulation ATP38].
Centre Prévention et Santé